Kouakou Christ Axel
Axel.
J'ai découvert le code à 12 ans, sur le vieux portable HP rouge de ma sœur dont l'écran ne tenait qu'avec des supports que je calais moi-même. Pour m'acheter des pass internet de 20 Mo, j'économisais 100 CFA par jour sur mon transport scolaire — de quoi filer une heure sur OpenClassrooms et screenshoter des chapitres entiers de C++ avant que la connexion ne coupe. Je n'y comprenais rien. Mais c'était le début.
Aujourd'hui, je construis des backends qui tournent en production pour des milliers d'utilisateurs ivoiriens. La curiosité ne m'a jamais quitté — IA, blockchain, data science, dès qu'une techno émerge, j'y suis. Et quand je ne code pas, je lis des mangas et je dessine des architectures sur des carnets, en rêvant à voix haute de produits qui auraient un vrai impact en Côte d'Ivoire.
Le parcours
J'avais 12-13 ans, en 4ème, quand j'ai découvert le code. Je travaillais sur le vieux portable HP rouge de ma sœur — un ordinateur dont l'écran ne tenait plus que si je le calais avec des supports que je plaçais moi-même chaque fois que je voulais l'allumer. C'est sur cette machine-là que tout a commencé.
À l'époque, sur le réseau Orange, 20 Mo d'internet coûtaient 200 CFA et duraient une heure. Mon transport pour aller à l'école coûtait 300 CFA. Alors chaque jour, je faisais un calcul simple : je marchais un bout du chemin — l'équivalent de 100 CFA — puis je prenais un taxi pour les 200 CFA qui restaient. Ces 100 CFA économisés, je les mettais de côté. Tous les deux jours, j'avais assez pour m'offrir un pass internet de 20 Mo.
Et pendant cette heure-là, je filais sur OpenClassrooms. Je prenais des screenshots à toute vitesse de chapitres entiers de C++, pour pouvoir les lire hors ligne ensuite. Je n'y comprenais presque rien. Mais ça m'amusait, et je sentais que quelque chose s'ouvrait. De temps en temps, des amis de mon grand frère passaient à la maison, et je leur arrachais deux ou trois explications qui m'aidaient à avancer.
J'ai installé Code::Blocks sur ce même portable. Il a fini par rendre l'âme avant que je puisse terminer mes cours sérieusement — mais pas avant que j'aie eu le temps d'écrire mes premiers scripts batch. Des petits trucs utiles, comme un script qui éteignait l'ordinateur automatiquement après un certain temps, histoire que je retourne à mes devoirs et que mon père ne se fâche pas en me voyant encore devant l'écran.
Je savais déjà que je voulais faire de l'informatique — ne serait-ce que pour finir par comprendre ce que je lisais sur OpenClassrooms. Après mon bac, je suis entré à Pigier Côte d'Ivoire. Et contrairement à beaucoup de devs autour de moi, je ne suis jamais passé par WordPress. Pas parce que je le méprise — mais parce que je voulais coder. Comprendre ce qui se passe sous le capot. Taper les lignes moi-même. Le drag-and-drop ne m'a jamais intéressé.
Ce même réflexe me pousse encore aujourd'hui vers chaque techno qui émerge — IA, blockchain, data science, Rust. Dès que je vois quelque chose de nouveau, je fonce. Et je me donne à fond : la qualité, c'est ce qui me définit, et je ne livre jamais un truc à moitié. Mais je reste simple dans ma manière de faire les choses — pas de jargon inutile, pas de sur-ingénierie pour impressionner. Juste du code qui marche, pour des gens qui s'en servent vraiment.
“Je ne dessine pas pour l'argent. Je dessine parce que ce que j'écris est vrai.”
— Rohan Kishibe
Ce qui me définit
Le contexte avant le code
J'ai grandi à Abidjan. Je sais qu'un utilisateur ivoirien sur Wave n'a pas la même connexion ni les mêmes réflexes qu'un utilisateur parisien sur Stripe. Quand je conçois un produit, je commence par le contexte réel.
Le legacy ne me fait pas peur
Le code mal écrit des autres, les déploiements manuels, la dette technique accumulée sur 3 ans — c'est exactement le type de chantier où je suis le plus utile. Beaucoup de devs préfèrent le greenfield. Moi je préfère sauver ce qui existe déjà.
J'apprends en public
Je publie ce que j'apprends, même quand c'est inconfortable d'admettre que je découvre quelque chose. La data science, le DevOps, le Rust — je documente la marche en cours, pas seulement la victoire finale.
Je veux construire local
Mon but à long terme n'est pas de coder pour des startups parisiennes en remote. C'est de construire des outils qui résolvent de vrais problèmes en Côte d'Ivoire — du commerce informel à la gestion paroissiale.
Sur quoi je travaille
Déployer mon portfolio en Docker multi-stage avec Prisma et Better Auth
Apprendre la data science (pandas, scikit-learn, et bientôt PyTorch)
Construire eba.coffee, ma marque de coffee shop avec une vision de holding
Explorer comment l'IA peut servir le commerce informel ivoirien